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Le moment de vérité pour l'immobilier de bureaux

La crise de 2020 a impacté le marché de l’immobilier, et particulièrement les immeubles d’entreprises, rattachés à certains secteurs d’activité. En ce qui concerne l’immobilier tertiaire, il semble avoir été épargné par la crise durant les premiers mois suivant le krach, dans la mesure où les activités des locataires continuent à se maintenir et ce, grâce au télétravail. Cependant, ce nouveau phénomène permettant de travailler depuis chez soi inquiète certains spécialistes, en ce sens que les bureaux demeureront inoccupés pendant encore un certain temps.

La standardisation du télétravail

Le télétravail a été mis en place dans un contexte d’urgence, conformément aux nouvelles restrictions sanitaires telles que le reconfinement. Le télétravail a ainsi été adopté massivement pour tous ceux exerçant des activités tertiaires. En effet, les bureaux n’étaient remplis qu’à 60%, voire moins, à la fin du premier confinement. Les locataires ont cependant continué à honorer leurs loyers puisque les activités proprement dites n’ont pas été gelées pour la majorité d’entre eux – excepté pour les professionnels exerçant dans le secteur du tourisme.

Verre, L'Architecture, Futuriste

Le télétravail sur le long terme ?

Pour certaines entreprises, la question se pose sur l’étalement ou non du télétravail sur le long terme, ce qui pourrait les alléger des charges afférentes aux loyers et à l’électricité. Or, toujours selon les spécialistes, le télétravail ne pourrait se maintenir intégralement et dans la durée. Les raisons : manque de communication entre les collaborateurs, perte de concentration pour certains, surtout dans un environnement où il leur est impossible d’aménager un espace de travail à domicile, coupé du reste des activités domestiques. Les employeurs craignent que le télétravail ne provoque une baisse de la productivité de leurs employés, et souhaitent d’ailleurs le retour de ces derniers dans un espace de coworking. Ce qui se traduit par le maintien de la location des immeubles, et donc l’absence de risque de résiliation des baux.

Quelles mesures pour accompagner ces dispositions ?

C’est pourquoi, un nouvel aménagement des espaces de travail en commun s’impose, outre le renforcement des protocoles sanitaires. Les contacts seront limités dans la mesure du possible, et les bureaux individuels aménagés dans un espace de coworking séparés par des panneaux de plexiglas entre autres.

Une organisation hybride du travail

Le retour au bureau et le télétravail seront combinés pendant toute la durée de la pandémie afin de limiter la propagation du virus, sauf pendant la période stricte de confinement actuelle, qui est imposée pendant tout le mois de novembre 2020. Les entreprises locataires continueront par conséquent à verser leurs loyers même en cas d’inoccupation des bureaux à 100% pendant cette période, conformément au bail locatif signé.

En revanche, une fois la pandémie maîtrisée, le télétravail pourra à nouveau disparaître, les employés étant alors appelés à regagner les bureaux, toujours suivant l’aménagement mis en œuvre, ainsi que les mesures de sécurité qui seront probablement maintenues.

Possible résiliation des baux pour les travailleurs indépendants

Certains travailleurs indépendants ont aménagé leur propre domicile en lieu de consultation bien avant la pandémie. Pour ceux ayant été dans l’obligation de louer un local en raison de l’éloignement de leur résidence par rapport au centre-ville par exemple, une possible résiliation des baux sera envisagée, puisque les consultations dématérialisées se démocratisent de plus en plus. Ce, dans le cas de certaines activités ne nécessitant aucun contact physique (psychologue, psychothérapeute, avocat, huissier, notaire, expert-comptable, formateur, consultant, traducteur, interprète, etc.).

En conclusion, l’immobilier tertiaire n’est pas menacé par la crise, à la différence des immeubles rattachés aux secteurs du tourisme et du commerce non essentiel ou encore de l’automobile. Ces derniers sont en effet les plus menacés, face à l’arrêt total de leurs activités. Un éventuel prolongement de la période de confinement pourrait ainsi leur être préjudiciable.